Le meilleur de la classe est-il le plus riche de la société

Vous avez presque tous été confrontés à ce camarade de classe qui, quel que soit la dureté des épreuves la médiocrité des professeurs et la période d’évaluation, s’arrangeait toujours pour être le premier de la classe. Il faisait la fierté de ses enseignants et parents.

Souvenez-vous de ces camarades, très peu étaient véritablement dotés d’un QI impressionnant. Ceux qui était véritablement doués n’étaient pas constants dans leurs notes ou présentaient des notes vertigineuses

Trois sortes de ‘’premier de la classe’’

Trois sortes de ''premiers de la classe''

La première catégorie  de ‘’ premier de la classe’’ est celle que les parents eux même fabriquent. Voulant faire apparaître leurs enfants comme des génies, ils poussent ces derniers à des extrêmes insoupçonnables sur le plan de l’éducation scolaire.

Ils gavent leur progéniture de livres scolaires, de répétiteurs dans chaque matière et exigent d’excellents résultats. Voulant faire croire à tout prix que leur enfant est un génie, ils mettent une pression inouïe sur ces derniers. Les enfants n’ont d’autres choix alors que de délivrer du résultat au prix de lourds sacrifices. Par conséquence, ils voient filer un pan non négligeable de leur enfance.

La deuxième catégorie est celle des élèves qui se mettent une pression volontaire de’’ premier de la classe’’. Ils n’admettent pas l’échec. Ils usent de tous les moyens pour y arriver et ne reculent devant rien.

La dernière catégorie est celle des élèves naturellement intelligents. Parfois, sans grand effort, ils s’arrogent à toutes les évaluations la première place et avec des notes impressionnantes. Cette dernière catégorie ne nous intéresse pas dans cet article. Car, déceler très tôt et orienter dans les centres spécialisés ils trouvent leur voix et s’épanouissent naturellement.

Le conditionnement

Les deux premières catégories ayant été conditionnées à avoir horreur de l’échec s’imposent une rigueur qui les suit même dans la vie active. Ils sont conditionnés à travailler pour quelqu’un car les propriétaires d’entreprise adorent les ‘’premiers de la classe’’.

N’ayant pas l’habitude d’échouer ils espèrent que ces employés modèlent répliqueront cette attitude à leur poste. Dans la plupart des cas, ils sont de piètres manageurs et de faux leaders. Car, Ils n’admettent pas l’échec de leur collaborateur. Or, l’échec est un bien meilleur enseignant que le succès.

C’est bien de nos échecs que nous arrivons à apprendre, à comprendre et à nous améliorer continuellement. Ces ‘’premiers de la classe’’ ayant été conditionnés à ne pas échouer ne sont pas ouvert à d’autres perspectives. Ils n’apprennent rien des autres et sont égoïstes à la limite.

Apprenons à lire entre les lignes

Lire entre les lignes

Cette tendance à forcer les enfants à obtenir les meilleures notes est courante et se révèle comme un puissant inhibiteur de talent

Nous devons apprendre à lire entre les lignes d’un bulletin de notes. Au lieu d’aller directement regarder la moyenne obtenue, le rang occupé et la plus forte moyenne. Tout ceci, pour des comparaisons destructrices.

Lire entre les lignes devrait être l’attitude à adopter. Regarder les notes matière par matière, réclamer si possible les feuilles d’évaluation pour s’assurer de la cohérence desdites notes. Discuter avec l’enfant sur les conditions de l’évaluation et les raisons qui pourraient expliquer les notes obtenues dans chaque matière.

Je vous l’avoue, moi aussi j’ai du mal à procéder dans cet ordre. J’ai tendance à faire quelques comparaisons. Attitude à changer.

Je plaide coupable !

Cette discussion au fil des bulletins permettra au parent de remarquer les centres d’intérêts réels de l’enfant. Cette démarche est importante afin d’entrevoir les futures orientations professionnelles de l’enfant. Le parant doit amener sa progéniture à expliquer aussi bien ses succès que ses échecs et lui demander les leçons qu’il en tire.

L’orientation professionnelle

Laisser le choix de carrière aux enfants quel que soit le secteur d’activité devrait être la seule préoccupation des parents.

Le ‘’premier de la classe’’ compte tenu des stéréotypes, de la peur d’échouer et de la capacité développée à toujours garder le contrôle ne se verra pas exercer dans tous les domaines d’activités.

Notamment celles dont le risque d’échec est très élevé. Dès lors, il se cramponnera à des secteurs d’activités où il peut toujours garder le contrôle.

L’échec l’arme fatale d’un futur riche.

L'échec , l'arme fatale d'un futur riche

Les meilleurs de la classe ou les plus téméraires arrivent à poursuivre leurs études. Ils finissent par adopter le trio (Boulot-trajet-dodo).

Au contraire des autres dont l’école ne retient  pas le nom du fait de leur sous performance. Ces derniers cherchent d’autres moyens pour s’en sortir dans la société.

Ils ont l’habitude d’échouer, donc aucunement peur d’entreprendre, de risquer des choses, de tenter par tous moyens de s’en sortir. C’est souvent dans ces tentatives entrepreneuriales qu’ils finissent par trouver la lumière.

Ils se fixent des objectifs lointain et atteignable et ils progressent par petits pas. ‘’Le premier de la classe ‘’ à l’habitude de réussir très rapidement et très souvent. Par conséquent, ne peut avoir la patience nécessaire d’attendre la réalisation d’un objectif à long terme.

La démarche du cancre

A l’inverse d’un ‘’premier de la classe’’, l’étudiant moyen ou très mauvais,  habitué à échouer, cherche à réussir autrement. Car, étant ambitieux mais ne disposant pas des mêmes capacités intellectuelles que  ces camarades ils innovent. Ils cherchent à s’en sortir autrement.

La seule arme qu’il déploie est la curiosité.

Le curieux cherche, tente, n’a pas peu d’échouer, expérimente et finit par trouver.

Par-là, il se  fixe un objectif plus ou moins à long terme compte tenu de ses capacités. Car, étant habitué à échouer, il apprend au fur et à mesure de ses échecs. Evoluant progressivement et à petit pas il finit par s’en sortir.

Une citation de Michel AUDIART résume bien cette attitude : « Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche ». C’est dire qu’ayant fixé des objectifs, le curieux ou le con ou encore le cancre par petit pas, titubant parfois, tombant à coup sûr finit par réussir.

Au contraire de cet intelligent, qui se conforte dans ses certitudes. Car, il compte sur sa grande intelligente, accepte un boulot sûr, certainement très rémunérateur et continue de travailler très dur.

Un cas pratique de cette différence entre intellectuel et curieux a été exposé par un grand bloggeur. Il poste des articles géniaux. Je vous invite à prendre connaissance justement d’un de ses articles : « Pourquoi la curiosité rapporte plus d’argent que l’intelligence »

Histoire des hommes les plus riches

Histoire des hommes des plus riches

Plusieurs livres sur la finance personnelle américaine nous ont démontré que les hommes les plus riches au monde ne sont souvent pas les meilleurs de leur classe. Ils n’ont même pas beaucoup fréquenté. Cependant ils ont acquis au fil du temps des fortunes colossales.

L’histoire de Henry FORD est très révélatrice de ce paradoxe. Alors qu’il était interrogé par une bande de journaliste sur ses entreprises et des questions purement techniques, il a fini par estomaqué ses intervieweur en révélant qu’il lui suffisait d’actionner un des boutons qui étaient sur son bureau pour appeler un spécialiste en rapport avec chacune de leur question.

Il a prouvé qu’il n’avait pas besoin de tout connaître, d’être très fort en connaissance générale. De plus, il n’a pas besoin d’être le meilleur spécialiste. Enfin, il a avait juste besoin d’être entouré des meilleurs.

Son autobiographie  très détaillée racontée par  Max Piccinini est révélatrice de l’attitude d’un homme très curieux. Il n’a pas beaucoup fréquenté, mais il a contribué  a façonné le monde industriel. Vous pouvez retrouver ce livre ICI

Le premier de la classe finit par servir le cancre.

Je l’ai dit et redit. Le ‘’premier de la classe’’ à vocation à travailler pour quelqu’un.

Henry FORD et bien d’autres après lui, qui ont eu la chance de réaliser leur rêve, de pousser leur curiosité à l’extrême finissent par créer une entreprise prospère. Ils ne s’entourent que des meilleurs dans leur domaine (les premiers de la classe).

Il n’est pas vrai d’affirmer qu’un entrepreneur était un cancre sur les bancs de l’école. Cependant, cette hypothèse, à bien des égards pourrait être vérifiée.

Laisser le ‘’premier de la classe’’ aller seul vers la richesse

Etre premier de la classe est une bonne chose en soi. Mais il faut grimper à cette place par le seul fait de sa force intellectuelle naturelle, pas d’artifices. Je ne dis pas ici de ne pas encourager nos enfants à toujours visé plus haut. Je dis juste qu’il est primordial de les laisser découvrir tout seul les difficultés pour arriver à la première place.

Ils doivent apprendre à échouer pour mieux apprendre. Dans le monde de la finance l’acquisition de la richesse ne se fait pas suivant une règle stricte et préétablie. C’est au prix de grands sacrifices et de beaucoup d’efforts que l’on devient riche. L’échec en fait partie et nous devons l’accepter et le faire comprendre à nos enfants.

Les bébés apprennent à marcher en titubant. Les enfants apprennent à pédaler un vélo en tombant au passage. Alors, de quel droit nous allons vouloir qu’ils développent leur intelligence principalement celle financière sans échec. Notamment, en étant toujours ‘’premier de la classe’’

Cependant tout le monde mérite d’être riche

Mon précédent article ‘’Tout africain mérite d’être riche’’ a bien révélé que l’acquisition de la richesse à l’instar de toute discipline s’apprend également.

Il y a des règles, des méthodes déjà prouvées, il n’y a qu’à les suivre pour s’en sortir. Aussi bien ‘’le premier de la classe ‘’ que les autres. Il suffit de le vouloir et de se donner le temps et les moyens pour le devenir.

Loin de moi l’idée de décourager la propension de vouloir occuper la première place.De doter les enfants de tous les moyens pour qu’ils soient toujours les meilleurs. Je dis juste qu’il faille les laisser découvrir à leur rythme cette première place. L’échec à une grande place dans l’éducation de nos enfants. Dans notre propre éducation.

Ce qui est bien lorsqu’on atteint le fond c’est qu’on a plus le choix, on ne peut que remonter.

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